Cette chronique se déroule dans un temps, où le temps lui-même n'existait pas. Ni les chroniques d'ailleurs C'était un temps où la vie n'avait que peu de valeur, où le sang coulait par barriques entières Un temps où les modems n'atteignaient même pas vingt-huit kilos bits par minutes Un temps... Eh tu vas la faire ta chronique, oui ? Raahhh Bon.. En ce temps très ancien, que les moins de vingt mille ans ne peuvent pas connaître, la haine entre les peuples avait atteint son paroxysme Venues des cinq coins de la Terre de Fangh, d'immenses et redoutables armées convergèrent vers la plaine de Zoug Amag Zlong Venus des terres gelées, chevauchant des dragons des glaces, les Barbares et les Amazone faisaient tourner leurs armes au-dessus de leur tête Arrivés du cœur des montages, à gauche à côté du volcan vomissant du soufre, sur des chariots chargés de barils de bière, les Nains ivres rotaient leur envie d'en découdre Monté sur des licornes rehaussées d'or et d'argent, la Confrérie des Maîtres Sorciers et Confiseurs venait protester contre la hausse des prix du sucre Tout juste sortie des portes de l'Enfer, la Guilde des Nécromanciens tentait une fois de plus d'asservir le monde aidé par des hordes de Démons et des Orcs des pâturages montés sur de redoutables brebifants Enfin des Elfes qui passaient par là n'eurent d'autres choix que de lutter pour rester vivant, parce que personne ne les aime ces sales prétentieux Replongeons-nous ensemble dans les meilleurs moments de ce qui restera dans les mémoires comme la bataille la plus sanglante qu'aient connu les peuples libres et les servants des forces du mal; mais aussi les campeurs qui étaient venus cueillir des champignons par ce bel après-midi ensoleillé Dès le début de la bataille, c'est déjà le merdier Les flèches des Elfes dans les airs tirées Les tonneaux percèrent et les nains ont chialé Les peaux vertes les plus affectueux Cherchaient gueuses à monter Les Amazones, corsets déchirés Leurs dents de démons leur firent avaler Soudain, le sol a tremblé Sous la charge des armées Les barbares énervés Comme des bourrins se sont élancés En face les elfes ont prié Leurs lambas ont gerbé Leurs ennemis empotés Dans le vomi, se sont gamellés (Ho non, encore en panne. Guitare démon, guitare dé mon cul oui !) Alors chaque armée lança ses Léviathan au cœur de la bataille, et ce fut la charge des brebifants, des ornithorynques de guerre, des caribous du chaos, des castors ninja, et le terrifiant Hamsterzilla We're the brave and mighty We're metal warriors Slaying for the glory Tooth picking with our sword We shall fight for our king Until infirmity Cause we are true warriors (- À ce moment décisif, les ornit... - Eh, tu nous laisses écouter le solo, oui ?) Après avoir défait ses adversaires, le hamsterzilla devenu berserk et donc incontrôlable commença à gober aussi bien ses ennemis que ses alliés. Pour les malheureux emprisonnés dans son estomac, une seule sortie s'offrait (Ah, ça va pas non? J'irai pas par là, ça pue trop !) We're the brave and mighty We're metal warriors We're dirty and smelly Guts and shit on our sword We shall fight for our king Until infirmity Cause we are true warriors (Par le polochon de Dlul ! Bonne nuit les petits) Excédée par la violence des combats, la confrérie des maîtres sorciers et confiseurs venait de prononcer l'invocation de Dlul; Dieu du sommeil et de l'ennui